RAGGAE DANCEHALL

 

En argot jamaïcain, le raggamuffin est un petit « glandeur » et un style de vie marginal, une façon d'être et de se comporter : un débrouillard qui galère mais qui restera honnête jusqu'au bout et fera tout pour s'en sortir sans jamais trahir personne.

Le Ragga est une danse de rue afro-jamaïcaine dans lequel l'instrumentation se compose principalement de sons électroniques. Enrichie de mouvements hip-hop, et reprenant certaines attitudes des danses afro et jazz, la danse ragga se caractérise par les ondulations et rebondissements du bassins et du torse. La danse de rue y ajoute les attitudes, avec un côté sensuel et chaleureux. Ces pas, mouvements et attitudes riches et variés ont été codifiés dans des chorégraphies dansées sur de la musique raggamuffin. Un brevet pour cette danse a été déposée en 1996 par Laure Courtellemont, sa créatrice. 

Ce terme désigne donc une catégorie d'individu mais pas un genre musical. Les « raggamuffin » jamaïcains autoproduisent leurs disques où ils commentent l'actualité, et les vendent de ville en ville. La foule se rassemble autour du sound system, la sono où le DJ s'exprime sur la musique du disque proposé à la vente, dans une diction qui peut parfois être ultra-rapide. 

Le dancehall comprend deux sous-catégories complémentaires : le slackness, aux textes paillards, voire sexistes, et le lover, plus romantique et pacifique.